Définition et histoire

Shape1
— LA SOCIO-ONCOLOGIE

Comprendre et agir sur les impacts sociaux du cancer

« Le cancer n’est pas uniquement une affaire de diagnostic, de traitements et de soins. »

Le cancer bouleverse les trajectoires de vie

Il bouleverse les trajectoires de vie, fragilise les équilibres sociaux, redéfinit les rôles familiaux, impacte l’emploi, les ressources, le logement, l’accès aux droits et la place dans la société.

La Socio-Oncologie analyse et accompagne ces dimensions sociales du cancer, encore trop souvent invisibles dans les parcours de soins.

Qu’est-ce que la Socio-Oncologie ?

La Socio-Oncologie est un champ interdisciplinaire situé à la croisée de l’oncologie, du travail social, de la sociologie, de la santé publique et de l’action médico-sociale.

Elle s’intéresse aux conséquences sociales du cancer, pour les personnes malades, leurs proches et leurs environnements de vie, tout au long du parcours : annonce, traitements, rémissions, rechutes, chronicité, fin de vie.

Le vécu social du cancer conditionne directement l’efficacité des soins et la qualité de vie des personnes concernées.

FONDATEUR DU CHAMP

Guy-Albert Rufin Duhamel

Ce modèle a été conceptualisé et structuré par Guy-Albert Rufin Duhamel, ingénieur social et scientifique français, né à Fort-de-France (Martinique) le 31 janvier 1974. Spécialiste de l’ingénierie sociale et de l’épidémiologie sociale dans les outre-mer, il est à l’origine du modèle de socio-oncologie, reconnu comme une innovation majeure dans la lutte contre le cancer en France et en Europe.

— Le cancer : plus qu’une question de santé

Être touché par un cancer, c’est souvent faire face à :

01

Une rupture ou une fragilisation du parcours professionnel

02

Une perte de revenus ou une précarisation économique

03

Des difficultés d’accès aux droits et aux dispositifs sociaux

04

Une réorganisation des équilibres familiaux

05

Un isolement social ou une stigmatisation

06

Des obstacles liés au logement, à la mobilité, à l’organisation du quotidien

DIRECTEMENT INFLUENCÉS

Ces dimensions ne sont ni secondaires, ni périphériques

L’adhésion aux traitements

La continuité du parcours de soins

La santé mentale

La capacité à se projeter après la maladie

— Un champ encore insuffisamment structuré

Si la psycho-oncologie ou les soins de support sont aujourd’hui identifiés, les impacts sociaux du cancer restent peu outillés, tant dans les formations initiales que dans l’organisation des parcours.

De nombreux professionnels — travailleurs sociaux, infirmiers coordinateurs, cadres, intervenants associatifs, agents de collectivités — sont confrontés au cancer sans cadre théorique ni méthodologique spécifique.

01

Donner une lecture sociale structurée du cancer

02

Outiller les pratiques professionnelles

03

Favoriser une approche globale, territoriale et coordonnée

— À qui s’adresse la Socio-Oncologie ?

Personnes malades

Quels que soient l’âge et la situation sociale

Proches et aidants

Souvent en première ligne

Professionnels

Du social, du sanitaire et du médico-social

Institutions

Collectivités et associations engagées dans l’accompagnement des parcours de vie

Elle s’adresse à tous ceux qui considèrent que le cancer se vit aussi dans la société, et pas uniquement dans les services de soins.

Pourquoi la Socio-Oncologie est un enjeu majeur aujourd’hui

Plusieurs évolutions rendent la socio-oncologie incontournable :

La Socio-Oncologie n’est pas un supplément au soin. Elle en est une condition.

01

L’augmentation des cancers chroniques

02

L’allongement des parcours de soins

03

La persistance des inégalités sociales de santé

04

La complexification des dispositifs et des droits

05

La nécessité de travailler en réseau et en coordination

Vers une professionnalisation du champ

La structuration de la Socio-Oncologie passe par :

01

La reconnaissance du champ

02

La production de savoirs et de ressources

03

La montée en compétences des professionnels

04

La création de formations dédiées

DIPLÔME UNIVERSITAIRE

Le Diplôme Universitaire de Socio-Oncologie

Porté par l’IFME et l’Université de Nîmes, ce diplôme forme des professionnels capables d’agir sur les dimensions sociales du cancer, au plus près des réalités de terrain.